Les hommes meurent les femmes vieillissent, Isabelle Desesquelles

hommes » La bouche la plus scellée n’empêchera pas un corps de révéler ce qu’on a fait de lui.  »

Elles sont dix. Mères, sœurs, cousines, petites et arrière-petites-filles, elles vont chercher un oubli à L’Éden, l’institut de beauté d’Alice. Certaines sont au bout de leur existence, d’autres au début.

Tour à tour, elles dévoilent leurs secrets, leur fragilité aussi. Sans rien dissimuler, elles disent la jouissance et la défaite, l’allégresse à aimer et les renoncements. Les rides et les bonheurs.

Toutes sont terriblement attachantes et font face à un silence qu’elles apprivoisent. Celui d’Ève, l’absente, sans laquelle elles ont appris à vivre.

Autour de son souvenir, elles réapprendront à être une famille.

Fantasques, mélancoliques et troublants, les hommes meurent, les femmes vieillissent.

4 réflexions sur « Les hommes meurent les femmes vieillissent, Isabelle Desesquelles »

  1. Très belle lecture que ce roman choral.
    De beaux passages sur la vieillesse, les souvenirs d’enfance, le couple,…..mots qui sonnent juste. Lecture empreinte d’une grande humanité où l’émotion n’est jamais loin.
    J’ai beaucoup aimé.

  2. Comme Isabelle, j’ai beaucoup aimé. Un roman empreint de mélancolie et de tendresse pour tous ses personnages et où j’ai retrouvé tant de situations vécues. J’y ai même retrouvé ma grand-mère, qui s’appelait Renée et non pas Jeanne. Troublant. Une belle idée cette alternance de fiches rédigées par Alice et de monologues individuels, permettant de changer de perspectives et d’horizons au gré des chapitres. Un livre qui nous plonge dans le coeur des femmes, multiples et fantasques… Une belle lecture.

    « Tous ont dormi sur le dos, bras grands ouverts, je m’interdisais de les toucher, de bouger leur sommeil, je retenais ma main, suelement un souffle sur leurs cheveux collés par une sueur, un : Dors, petit amour. J’ai été une voleuse d’abandon. Je repartais sur la pointe des pieds. Comme j’ai prié pour eux, sans penser à Dieu, prié le bonheur. Qu’il y en ait pour mes petits, ce qu’ilfaut. Je me doutais que ce n’était pas possible, je demandais quand même. « 

    1. très belle écriture
      certains passages un peu moins attachants
      la vieillesse par contre …superbe
      beau livre que je n’ai pas quitté malgré parfois excédée par des détails anatomiques trop précis qu’il est bon aujourd’hui d’incorporer dans un récit qui n’en demande pas tant

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