Dans les angles morts – Elizabeth Brundage

En rentrant chez lui un vendredi après-midi de tempête de neige, après une journée à l’université privée de Chosen où il enseigne l’histoire de l’art, George Clare trouve sa femme assassinée, et leur fille de trois ans seule dans sa chambre – depuis combien de temps ? Huit mois plus tôt, il avait fait emménager sa famille dans cette petite ville étriquée et appauvrie (mais récemment repérée par de riches New-yorkais à la recherche d’un havre bucolique) où ils avaient pu acheter pour une bouchée de pain la ferme des Hale, une ancienne exploitation laitière. George est le premier suspect, la question de sa culpabilité résonnant dans une histoire pleine de secrets personnels et professionnels. Mais Dans les angles morts est aussi l’histoire des trois frères Hale, qui se retrouvent mêlés à ce mystère, en premier lieu parce que les Clare occupent la maison de leur enfance, celle qu’ils ont dû quitter après le suicide de leurs parents. Le voile impitoyable de la mort est omniprésent ; un crime en cache d’autres, et vingt années s’écoulent avant qu’une justice implacable soit rendue. Portrait riche et complexe d’un psychopathe, d’un mariage aussi, ce roman étudie dans le détail les diverses cicatrices qui entachent des familles très différentes, et jusqu’à une communauté tout entière.

4 réflexions sur « Dans les angles morts – Elizabeth Brundage »

  1. L’histoire commence de manière presque banale par cet homme qui rentre chez lui et trouve sa femme assassinée. Cependant, rien n’est banal dans cette histoire. Peu à peu, on entrevoit une personnalité complexe et inquiétante, de son propre point de vue mais également vu à travers le prisme de plusieurs personnages…On se prend à frissonner. Jusqu’à la dernière page, brutale et incisive. Portrait social aussi où la femme était avant tout mère et épouse. Un style d’écriture sensible et réaliste, toute en fluidité de lecture. J’ai beaucoup aimé.

    « Il lui a fallu du temps pour arrêter de croire que c’était à cause de ce qu’il était ou de ce qu’il avait fait. C’était elle la responsable – le problème venait d’elle, de ses faiblesses, de ses mauvais choix. On ne peut pas assumer les erreurs des autres, même si on le veut, et quand bien même on penserait le devoir ».

    Bonne année à toutes et tous et bonne saison 2019 !

  2. un livre qui ne laisse pas indifférent et qui en même temps m’exaspère par ce pessimisme en continu
    Une belle écriture mais l’angoisse des personnages m’ont rendu difficile la lecture de ce roman

  3. J’ai lu ce livre il y a 7 mois déjà, et je lui avais mis une note presque maximale. Je n’ai plus tous les détails en tête, même si de nombreuses scènes restent dans ma mémoire. Je garde le souvenir d’une lecture très enthousiaste. Roman noir américain….comme je les aime …et donc que j’ai dévoré. Construction excellente, écriture également. Et puis une tension constante qui m’a fait lire ce livre en très peu de jours (nuits :-))

  4. Un livre qui commence par la fin, j’aime !!Tout au long de la lecture, on cherche à découvrir ce qui s’est passé.
    Un pervers narcisissique face à une épouse soumise, victime de son éducation chrétienne.
    La fin par contre est un terrible raccourci et on se demande comment, après 20 ans, on détient enfin les preuves de l’inculpation.

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