Entre deux mondes – Olivier Norek

~~Adam a découvert en France un endroit où l’on peut tuer sans conséquences.

~~Engagé dans l’humanitaire pendant la guerre en ex-Yougoslavie, puis lieutenant à la section Enquête et Recherche de la police judiciaire du 93 depuis dix-huit ans, OLIVIER NOREK est l’auteur de trois romans largement salués par la critique et traduits dans plusieurs pays, ainsi que le lauréat de nombreux prix littéraires. Après Code 93, Territoires et Surtensions, il nous invite dans un monde Entre deux mondes que nul ne peut imaginer, où se rencontrent deux inspecteurs que tout semble opposer et qui devront unir leurs forces pour sauver un enfant.

4 réflexions sur « Entre deux mondes – Olivier Norek »

  1. Un gros coup de cœur!!
    Je ne vais pas vous raconter l’histoire, vous l’avez lue, ou la lirez….
    ce qui m’a plu dans ce roman noir, c’est tout d’abord le mélange entre roman et témoignage…qui nous permet de découvrir une réalité (la jungle de Calais) , au travers d’une histoire…réelle elle aussi. En effet, tout est vrai…sauf l’enquête de police et le dénouement final. O.N. est allé s’installer quelques semaines dans la jungle de Calais afin de comprendre/vivre ce qui s’y passait, que cela soit du côté des migrants, de la police, des calaisiens,…Cette approche sans aucun parti pris a donné naissance à ce roman.
    Les personnages sont très attachants. J’ai lu ce livre en deux jours, en apnée, une boule dans la gorge et les larmes aux yeux. L’histoire m’a complètement happée/bouleversée….
    Vraiment beaucoup de choses à partager à propos de ce livre….
    J’ai eu l’occasion de rencontrer brièvement Olivier Norek, il est Adorable.
    Très envie de découvrir ses trois précédents Polars!
    Merci Olivier Norek pour ce livre.

  2. Un livre coup de poing, que j’ai lu d’une traite… Comme Isabelle, il m’a bouleversée… Pourtant, je ne suis pas naïve (pas trop :-)), je sais que de tels endroits existent, avec des destins plein d’atrocités. Mais de le voir écrit, sans parti pris, presque factuellement, ça change la perspective.
    Pour l’instant, je digère, je ne sais pas encore ce que je fais en faire…
    Bonne lecture, et attention aux bleus!

    « Ils roulèrent au pas pendant un kilomètre, vitres ouvertes, sur cette route qui bordait le camp sur toute sa longueur. Régulièrement, la jeune femme se faisait saluer par les migrants, et sa simple présence réussissait à réveiller les sourires sur ces visages harassés. Certains portaient du bois, machette sur l’épaule, d’autres des jerricans d’eau, d’autres encore de grandes gamelles de riz. D’un coup de klaxon, elle dut interrompre les joueurs d’une partie de football qui squattaient la route, profitant d’un des seuls endroits à peu près plats du camp. Personne ne semblait plus faire attention à l’alignement de bennes à ordures remplies à ras bord, entourées de chiens, grouillantes de rats, ni à l’enfilade de toilettes de chantier dont une bouillie marron débordait de sous les portes fermées.
    Des gamins, des jeunes, des adultes. Uniquement des hommes. De la pauvreté. De la misère. De la dignité pourtant. Pas de tristesse.
    Venant des pays les plus éloignés et les plus violents, ils échouaient ici, comme l’écume des conflits de l’Afrique et du Moyen-Orient. »

  3. Quel récit ! Comment l’homme se dépêtre-t-il d’une dictature, d’un camp de survivants? Qu’est-il prêt à faire pour sauver sa peau et celle des autres? Comment rester humain face à l’inhumain? Tout y est, chaque personnage comporte une part d’ombre et de lumière, le plus emblématique étant certainement l’enfant, Kilani, à la fois victime et bourreau…
    On est happé dès les premières lignes : « Jette-la par-dessus bord ! »…
    Le plus troublant, c’est que cela se passe à deux pas de chez nous : Calais, le parc Maximilien, … On le sait, mais a-t-on vraiment envie de le savoir? Et qu’allons-nous en faire? On sent bien que la lecture ne suffit pas, c’est pour cela que ça fait si mal !

Répondre à Isabelle I. Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *