Réveiller les lions – Ayelet Gundar-Goshen

« L’homme, il le percute précisément au moment où il songe que c’est la plus belle lune qu’il a vue de sa vie. » 

Le Dr Ethan Green est un homme bien. Il sauve des vies. Il aime sa femme. Il adore ses deux petits garçons. Le Dr Ethan Green a de la chance : il est né du bon côté. Cette nuit-là, pourtant, le neurochirurgien prend la fuite après avoir percuté un homme sur une route, dans le désert. Le lendemain, la femme de la victime se présente à la villa du médecin : elle a tout vu. Sirkitt, qui partage une caravane avec d’autres clandestins soudanais ou érythréens, découvre un monde de confort. Cependant, ce qu’elle exige d’Ethan en échange de son silence ne se quantifie pas en argent… Alors que l’enquête sur le chauffard est confiée à son épouse, inspecteur de police, Ethan Green s’engouffre dans la mécanique de la double vie, sur fond de trafics, de violences – et de désirs inavouables. 
Après Une nuit, Markovitch, l’espoir de la littérature israélienne revient avec un thriller humanitaire qui plonge le lecteur au coeur d’un monde méconnu. Concerto pour trois voix capiteux et tendu, Réveiller les lionsfait jaillir un chant âpre et sombre mais irradié d’empathie, qui en dit autant sur les failles d’un pays que sur celles d’un couple – un roman dérangeant et engagé qui en dit moins sur ce qui oppose les hommes que sur ce qui les lie.

3 réflexions sur « Réveiller les lions – Ayelet Gundar-Goshen »

  1. Ethan Green, neurochirurgien, est forcé de se soumettre au chantage d’un migrante érythréenne. Jusqu’au jour où ils seront liés par leurs secrets mutuels. L’auteure mène le récit d’une main de maître et tient le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page. Une histoire qui reste cohérente jusque dans les moindres détails, malgré l’étrangeté de la situation. Bravo !

  2. 🙁
    Je n’ai pas accroché et je n’ai pas été jusqu’au bout. Bon, j’ai quand même lu 180 pages (dont certaines en diagonale) mais je crois que ce n’est pas ce que j’ai envie de lire en ce moment… Je vais reprendre « 1913 – Chronique d’un monde disparu » de Florian Illies, que je vous recommande fortement.
    Bon été à tout le monde.

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