Stoner, de John Williams

Né pauvre dans une ferme du Missouri en 1891, le jeune William Stoner est envoyé à l’université par son père, et au prix de quels sacrifices, pour y étudier l’agronomie. Délaissant peu à peu ses cours de traitement des sols, ce garçon solitaire découvre les auteurs, la poésie et le monde de l’esprit. Il déçoit les siens, devient professeur, se voue corps et âme à la littérature, sert ses étudiants, assiste impuissant aux ravages causés par une terrible crise économique et deux guerres mondiales, se trompe d’histoire d’amour et finit par renoncer au bonheur. Tout cela l’entame, mais rien ne le diminue : il lit. Célébration d’une âme droite enchâssée dans un corps que la vie a très tôt voûté, voilà le récit d’une vie austère en apparence, ardente en secret. « Au cours de sa quarante-troisième année, William Stoner apprit ce que d’autres, bien plus jeunes, avaient compris avant lui : que la personne que l’on aime en premier n’est pas celle que l’on aime en dernier et que l’amour n’est pas une fin en soi, mais un cheminement grâce auquel un être humain apprend à en connaître un autre » .

4 pensées sur “Stoner, de John Williams”

  1. J’ai lu ce livre avec plaisir, j’ai apprécié l’écriture (traduction de Anna Gavalda). L’histoire de Stoner qui finalement passe à côté de beaucoup de choses (son mariage, sa fille, l’amour, les guerres), sauf des livres….
    J’ai apprécié la délicatesse et la sobriété du récit.
    Mélancolique aussi. Trop?
    isa

  2. Un très beau livre sur un homme qui ne réalise à quel point il a été vivant qu’à la fin de sa vie :-). Un homme qui semble « rater » sa vie mais que sauve finalement la flamme, la passion qui l’anime pour la littérature.
    Un cheminement que l’on fait avec lui, avec l’auteur dans un style direct qui ne s’embarrasse pas de longues descriptions pinailleuses mais va à l’essentiel. Presque un style de nouvelles…
    Une belle lecture.

  3. J’ai beaucoup aimé ce livre bien mélancolique mais quelle triste vie à part ses livres.
    Lorsque je me mettais à le lire j’étais tellement dans l’histoire que j’en ai oublié de descendre de mon tram ce qui me fit perdre une petite heure, le temps de reprendre le tram dans l’autre sens … hélas malgré l’attente je n’ai pas osé replonger dans l’histoire car j’avais vraiment envie de rentrer chez moi …

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