Vivement l’avenir, de Marie-Sabine Roger

«Dans les maternités, d’après moi, il n’y a que des princesses et des princes charmants, dans les petits berceaux en plastique. Pas un seul nouveau-né qui soit découragé, déçu, triste ou blasé. Pas un seul qui arrive en se disant : Plus tard, je bosserai en usine pour un salaire de misère. J’aurai une vie de chiotte et ce sera super.

Tra-la-lère.»

4 réflexions sur « Vivement l’avenir, de Marie-Sabine Roger »

  1. Un roman touchant, simple, humain.
    Au travers de la noirceur, la lumière.
    A lire du même auteur : Bon rétablissement, La tête en friche

    1. …être adulte c’st perdre pour toujours le droit de s’amuser .
      en lisant ce livre pathétique on se pose la question et il semble qu’un peu d’espoir peut tout de même éclairer cette sombre histoire
      l’humour de l’auteur nous aide à lire avec plaisir une aventure de vie peu banale

  2. Bordel de merde, qu’est-ce que j’ai kiffé ce putain de livre ! D’accord, le langage y est un peu cru, mais pas plus que la réalité décrite. L’histoire de ce quatuor improbable m’a fait penser à « Ensemble c’est tout! », version trash. J’imagine très bien une adaptation cinématographique.
    Je crains toutefois que tout ne finisse pas aussi bien dans la vie réelle, mais cette fin heureuse fait tout de même chaud au coeur.

  3. Et bien moi, c’est comme Nathalie: Putain, je me suis fait happer dès la première page. C’est mon livre coup de coeur de cette sélection, un livre tout en gouaille et en tendresse pour tous ses personnages. Si Alex déteste être attachée, et bien moi, qu’est-ce que je les ai trouvés attachants, Alex, Cédric, Le Mérou, Roswell – ah, Roswell, tout un poème – Bertrand, et même Marlène, oui, même Marlène et ses rêves de midinettes… Marlène qui « a le vin récapitulatif ». Roswell qui « n’a pas de vision intégrale des choses , il manque un peu de connexion ». Cédric qui pense que « si un jour [il] trouve [sa] voie, ce sera sûrement une impasse. » Le Mérou, « un mec dont la seule passion est de se flinguer la santé pour raison de concept sur un fond de canal », Bertrand qui essaie de « se déplier, se déployer, ouvrir sa cage thoracique, commencer à s’épanouir » et qui n’y arrivera probablement jamais.

    Quel sens de la formule, avec des phrases courtes, percutantes, des paragraphes tout aussi courts et percutants, comme je les aime.
    Et même si le Mérou a raison quand il dit que la vie, ce n’est pas fonctionnel, on finit le coeur dans les étoiles, en se disant que ouais, vraiment « il en faut peu, pour que les gens existent ». Sschhuper! Vivement l’avenir!

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