Emily, de Stewart O’Nan

Dans la vie d’Emily, il y a eu les repas animés, la ronde des jours et des choses à faire. Aujourd’hui, Emily est veuve. Ses enfants sont loin. Sa belle-soeur, Arlene, lui tient compagnie. Elle aime la musique classique, les musées, les petits-déjeuners copieux du Eat’n Park. Sa santé est bonne. Elle ne manque de rien. À 80 ans, le temps rétrécit mais il semble infini. Stewart O’Nan retrouve dans ce huitième roman le chef de famille de Nos plus beaux souvenirs, Emily Maxwell, et nous livre un récit initiatique d’un nouveau genre. Car c’est bien d’un apprentissage qu’il s’agit, celui de la solitude, de la vieillesse, d’une liberté inédite. Pas à pas, nous suivons Emily dans ce dernier âge de l’existence où il faut tout réinventer.

3 pensées sur “Emily, de Stewart O’Nan”

  1. J’ai été charmée par cette histoire, par cette écriture si précise que j’avais l’impression de vivre juste à côté d’Emily.
    Ce roman plein de tendresse et de nostalgie est un petit bijou. L’histoire d’une vieille dame digne mais surtout terriblement humaine de par sa vulnérabilité, ses inquiétudes.

  2. La vie simple d’une vieille dame racontée toute en subtilité et en tendresse, dans ses rapports à la solitude, les enfants, les petits-enfants… On s’attache à cette Emilie et sa belle-soeur Arlène, si vivantes dans leurs sentiments et leurs désirs. Un regard sur la vieillesse qui fait réfléchir.
    « Tous les mois de mai, profitant de son grand nettoyage de printemsp, Emily portait ce dont elle ne voulait plus à la vente de charité de son église. Au fil des ans, elle avait vidé systématiquement le sous-sol et le garage, se réjouissant, tel un général victorieux, de l’espace récupéré. Les tables de l’église du Calvaire avaient hérité de tout un bric-à-brac dont elle n’avait plus l’usage et qu’elle ne pouvait fourguer aux enfants: vieux plats, décorations de Noël, jeux de société, malles-cabines, appareils photo, lampes, et Dieu sait combien de chaises pliantes. Avec des exceptions sentimentales bien sûr: ses clubs de golf, le puzzle de Henry, la machine à écrire de Margaret, encore que, en vieillissant, elle eût moins de mal à se séparer des témoins de leur passé. Elle avait cessé d’entasser des choses dans l’espoir que quelqu’un les aimerait autant qu’elle les avait aimées. »

    Je me souviens que vers la fin de sa vie, ma grand-mère s’était mis à distribuer toutes ses affaires à tous ses petits-enfants. Je comprends mieux pourquoi aujourd’hui.
    Bonne lecture!

  3. une vie toute simple, trop simple, pour moi qui ai presque son âge

    j’ai commencé la lecture avec l’espoir de lire un récit passionnant, je me suis très vite ennuyée
    dommage !

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